mardi 17 mars 2009

Message 10


Hola !

Nous envoyons ce message au jour 74 de notre voyage à 2 jours de notre arrivée à la maison. Nous sommes arrêtés dans un Flying J – des centres pour camions qui sont très nombreux aux États-Unis. Ces centres conçus pour les routiers offrent les services de douche, internet, épicerie, restaurant et même de barbier dans certains cas. Dans ce 10e message, vous verrez les photos de notre séjour à Palenque dans le Chiapas.

Nous sommes revenus à Palenque le lundi 23 février après notre petit voyage à San Cristobal. Nous nous sommes installés au camping Maya Bell, un camping pour tentes et petits motorisés.
C’est donc dire que les gens qui y séjournaient étaient différents de ceux des gros terrains de camping. Il y avait plusieurs jeunes québécois qui campaient dans des tentes installés sous des palapas.

Maya Bell est situé en pleine jungle à 6 km du site archéologique de Palenque et il y faisait très très chaud et humide. Le soir, on pouvait entendre les singes hurleurs au loin, mais nous n’en n’avons pas vus.

On y rencontre des jeunes qu’on appellerait ‘’ hippies’’ si on était dans les années 70 : ces jeunes voyagent sac au dos, sur le pouce ou par autobus car ils ne semblaient pas avoir de véhicules. Le jeune québécois Jean-Philippe qui voyageait en vélo – celui que nous avons rencontré par 2 fois - y est resté 2 semaines. Il y a à Maya Bell un resto bar très sympathique où on pouvait écouter de la musique live tous les soirs : musique mexicaine, américaine, cela dépendant des musiciens. C’était vraiment extraordinaire d’écouter la musique dans cet endroit unique en plein cœur de la jungle !
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Palenque signifie «entouré d’arbres» et se trouve au pied des montagnes du Chiapas. Ce site, abandonné par les Mayas à la fin du Xe siècle, a été englouti par la végétation tropicale jusqu’en 1830 mais ce ne fut qu’en 1940 que les travaux de restauration des monuments ont été commencés. L’arbre sur la photo donne une idée du travail qui a dû être fait pour mettre à jours les monuments du site.
L’archéologue qui a travaillé à ces travaux s’est même fait enterré non loin du temple où a été trouvé le tombeau du roi Pacal.
Le site avait connu son apogée entre 600 et 700 après J.C. sous le règne du roi Pacal qui en fut le souverain jusqu’à 80 ans. C’était lui qui avait fait construire les grands monuments et en particulier la pyramide du temple des Inscriptions à l’intérieur du duquel il avait fait construire la crypte funéraire qui lui servira de tombeau. Le tombeau a été découvert par hasard en 1949 et contenait un sarcophage de 13 tonnes avec des bas reliefs symbolisant sa mort et son retour à la vie. On y a trouvé de magnifiques bijoux en jade et un masque mortuaire d’une valeur inestimable qui sont conservés au musée d’anthropologie de Mexico. Nous avons pu voir une réplique fidèle de ce sarcophage et des masque et bijoux dans une salle à atmosphère contrôlée du musée. Incroyable.

C’est le seul site où nous avons pu aller tout en haut de la majorité des pyramides d’où nous avions une vue extraordinaire et aussi visiter l’intérieur des temples et habitations des grands-prêtes et nobles mayas. .
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Nous avons aussi marché dans une partie non dégagée guidés par un ouvrier qui a déjà travaillé aux travaux d’excavation – 100 pesos la promenade - , nous étions vraiment en pleine jungle et il fallait vraiment faire confiance au mexicain car on n’aurait jamais pu retrouver notre chemin !

Nous avons aussi marché dans une partie du site qui longeait une rivière où il y avait des cascades extraordinaires.
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Un pont de corde nous permettait de franchir la rivière pour arriver à des constructions qui servaient d’habitations aux gens du peuple.

Palenque, c’était la dernière destination de notre voyage et en quittant cette ville, nous commencions notre voyage de retour et le prochain message portera sur notre parcours durant les deux dernières semaines de ce beau voyage.

À bientôt
Diane et Léopold

jeudi 12 mars 2009

Message 9

Hola!

Nous envoyons ce message au jour 69 de notre voyage mais nous ne sommes plus au Mexique depuis lundi le 9 mars, jour où nous sommes revenus à Donna, Texas au trailer park Victoria Palms d’où nous étions partis le 11 janvier pour notre périple au Mexique avec nos amis Jacques et Lise. Les photos du message d’aujourd’hui ont été prises à San Cristobal dans le Chiapas où nous sommes allés les 21-22 et 23 février en pick up avec nos amis. Nous avions laissé nos roulottes au camping de Mayabell à Palenque, tout près du site archéologique, que nous visiterons à notre retour de San Cristobal. San Cristobal et le village des indiens tzoziles de San Juan Chamula ont été un de nos coups de cœur de ce voyage.

La route 199 qui passe à travers les montagnes du Chiapas est une route plutôt étroite et très sinueuse et qui souvent frôle des précipices vertigineux et même à quelques reprises, est défoncée sur le bord des précipices et il fallait éviter les trous qui tombaient dans le vide – trous non annoncés… sans parler des multiples topes (dos d’âne). On ne peut pratiquement pas dépasser sur cette route alors quand on suit un camion lourd qui peine à monter les côtes, on prend notre mal en patience… Les pentes ne sont quand même pas trop abruptes ce qui rend la conduite un peu plus relax – dixit le conducteur Jacques. Il ne fait pas très chaud le soir dans les montagnes du Chiapas alors les indiens se chauffent avec le bois mort qu’ils ramassent dans la forêt et on en voit tout au long de la route transportant de lourdes charges de bois sur leurs épaules.
C’est souvent toute la famille qui transporte les fagots, les plus petits commencent leur entraînement en portant quelques bouts de bois. Durant la journée il fait chaud et cela doit demander beaucoup d’efforts surtout dans les côtes et on a remarqué que les maisons sont souvent situées beaucoup plus bas que la route.

Le long de la route, des enfants profitent des ‘’topes’’ pour vendre aliments ou boissons et quand il n’y a pas de ‘’topes’’ , il y en a qui tendent une corde pour faire arrêter les véhicules. Il y a même un jeune garçon qui a donné un coup de pied à notre véhicule parce qu’on se s’était pas arrêté et ce sous l’œil des parents. Il y a quand même de gentilles petites vendeuses comme Silvia et Maria qui voulaient absolument nous vendre des épis de maïs cuits. Mais comme on ne peut pas leur en acheter – question d’hygiène – nous leur avons donné quelques pesos. Elles étaient très contentes qu’on les prenne en photo.
Un peu plus loin, Jacques a fait monter dans la boîte du camion un jeune garçon qui transportait une grosse charge de bois et quand le jeune a voulu descendre, il a tapé sur la boîte (c’est le signal).
À un moment donné, on voit une petite fille bondir devant un baril avec deux bouteilles d’un liquide d’une couleur douteuse à vendre. On ne l’avait pas vue avant car elle était derrière le baril dans la fraîcheur de son ombre.

Les deux photos suivantes donnent un aperçu des montagnes du Chiapas et des petits pueblos au fond des vallées, un aperçu vraiment général car c’est difficile de donner une idée du relief sur une photo.

À certains endroits le long de la route, nous apercevions des grains qui séchaient sur de grandes toiles et c’est en voyant l’affiche d’une coopérative de café que nous avons déduit qu’il s’agissait de grains de café.
Le Chiapas c’est la terre des zapatistes et il y a encore de nombreuses affiches qui le prouvent:
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On traverse de nombreux villages et dans le village d’Oxchua, à 2100 m. d’altitude, c’était jour de marché. On ne savait pas trop où passer tant il y avait du monde, des animaux, etc. sur la route. Un vrai fouillis après la tranquille route de montagne !

Partis à 8h30, nous arrivons à San Cristobal – enfin – à 15h00. San Cristobal, ville de plus de 200 000 habitants, se trouve à 2200 m. d’altitude. Fondée en 1528, c’est la plus vieille ville espagnole de l’état du Chiapas. Des rues étroites, des maisons basses aux fenêtres grillagées de fer forgé font de cette ville un endroit très agréable où passer quelques jours – dixit Le Routard. C’est ce que nous allons faire et on commence par se chercher un hôtel, vu qu’on avait laissé nos roulottes à Palenque. Après consultation du guide, on décide de se diriger vers le centre historique. Il faut être un chauffeur très habile pour conduire un gros ‘’pick up’’ dans ces rues très étroites – bravo Jacques. On s’arrête en face de l’hôtel Posada San Cristobal et comme il y avait de la place on décide d’y rester. C’est un hôtel colonial typique, la salle à manger se trouve dans le patio central où il y a aussi une jolie fontaine et les portes des chambres donnent sur le patio, comme dans les haciendas.
Mais comme il n’y avait plus de place autour du patio, on nous a donné des chambres à l’arrière au 2ème étage. Léopold a réussi une jolie photo du balcon de notre chambre à partir du 3ème étage.
Il n’y a pas de chauffage dans les chambre et il fait assez frais, je dirais même froid. Heureusement qu’on avait pris nos petites chaufferettes électriques et pour m’assurer qu’on ne ferait pas sauter les fusibles, j’ai demandé si on pouvait faire fonctionner nos séchoirs à cheveux… Comme l’hôtel n’a pas de stationnement, il faut mettre le pick up dans un stationnement intérieur payant pas très loin. De toute façon, on ne se déplacera qu’à pied car on est à un coin de rue du zocalo. On met les bagages dans les chambres et on part visiter le zocalo.
C’est samedi et il y a beaucoup de monde : des touristes étrangers, souvent des observateurs internationaux et des membres d’ONG, des Mexicains en week-end, des indiens tzoziles qui descendent des montagnes pour venir vendre leurs produits. La photo avec la cathédrale Nuestra Señora de la Anunciación en fond donne un aperçu de cette foule diverse.
Autour du zocalo, il y a des vendeurs ambulants qui vendent de tout : souvenirs, aliments, boissons, il y avait même une indienne qui vendait des cigarettes à l’unité. On a photographié ses deux petits qui étaient assis derrière elle – commode, pas besoin de garderie !
On ne voit pas beaucoup de monde qui fument des cigarettes, on a surpris le vendeur de ballons la cigarette au bec.
Un jeune garçon de 8-9 ans s’est approché de moi pour cirer mes souliers. Au début, je ne voulais pas, il a insisté en disant que c’était pour s’acheter des choses pour son école, C’était un vrai pro, mes souliers brillaient comme s’ils étaient neufs et j’ai pu jaser un bon bout avec lui.
Le zocalo le soir est tout illuminé et c’est très joli
et il y a beaucoup d’activité ainsi que devant la cathédrale.
Vers 20h30 nous sommes entrés dans la cathédrale, il y avait un mariage et sommes restés juste assez longtemps pour entendre un chœur de voix chanter divinement bien a capella l’Ave Maria.
Nous sommes aussi allés marcher dans la rue piétonnière qui donnait sur le zocalo où plusieurs boutiques et restaurants étaient encore ouverts malgré le froid de canard qu’il faisait.

Le lendemain, le dimanche nous avons visité la ville en tranvía turistíca. Cette visite qui a duré 2 heures nous a permis de connaître l’histoire de la ville et d’en voir les nombreuses chapelles et églises. Il est difficile de choisir quelques photos parmi toutes celles que Léopold a prises et la photo suivante donne une bonne idée de la proximité des montagnes et de l’influence espagnole.
Nous sommes aussi allés visiter un village indien, San Juan Chamula qui est situé à 10 km de San Cristobal. Nous avions pris un taxi et durant le trajet nous pouvions voir des indiens tzoziles se diriger à pied vers le village
Il fait froid dans ce village et les indiens s’habillent de peaux de moutons, les femmes s’en font des jupes et les hommes des grandes tuniques noires ou blanches. C’est une région d’élevage de moutons et curieusement, la majorité des moutons sont noirs et il n’y a souvent qu’un seul mouton blanc dans le troupeau.
Nous sommes descendus vers le centre du village au beau milieu d’un groupe de danseurs et musiciens. On nous avait dit avant d’arriver au village qu’on ne pouvait pas y prendre de photos, surtout durant les fêtes. Sur place, quelqu’un nous a dit le contraire et Léopold a pris une photo de ce groupe avec en arrière-plan la place centrale et l’église.
Tout de suite après cette photo, nous avons rencontré un guide qui nous a dit de ne pas prendre de photo car on risquait de se faire briser la caméra. Il nous avait aussi dit qu’il fallait acheter des billets pour pouvoir entrer dans l’église, ce que nous n’avons pas manqué de faire.
Le dimanche, c’est jour de marché au village et il y avait une foule immense réunie sur la place devant l’église et autour de cette place et il fallait se frayer un chemin pour pouvoir entrer.
Cette photo est en fait une carte postale que nous avons achetée, vu qu’on ne pouvait pas prendre de photo.
Un jeune garçon de 8 ans s’est offert pour nous servir de guide dans l’église. Si l’église a l’apparence d’une église catholique, à l’intérieur c’est tout un autre culte qui y est célébré. Tout d’abord, il n’y a plus de banc, même si la photo d’une autre carte postale nous montre le contraire.
Des rangées de statues de saints baroques espagnols sont de chaque côté de l’église et devant ces statues les indiens allument quantité de cierges qu’ils fixent directement sur le sol. Nous avons vu des indiens prier avec une ferveur peu commune, mais ils n’invoquent pas les saints représentés par les statues mais plutôt leurs propres dieux. Le plancher de l’église est recouvert d’aiguilles de pin sur lesquelles, selon le jeune, les fidèles s’assoient lorsqu’ils viennent voir le guérisseur (?...) Pas besoin de vous dire que c’était plutôt glissant et qu’il fallait marcher avec attention entre les aiguilles de pin et les cierges allumés. Il y avait aussi beaucoup de fumée.

Le lundi sur le chemin du retour de San Cristobal, nous avons rencontré Jean-Philippe, ce jeune Québécois dont nous vous avons déjà parlé dans un message antérieur. On l’avait rencontré au début de notre voyage sur la côte du Golfe ce qui signifie qu’il avait traversé le Mexique en vélo et qu’il se tapait maintenant les montagnes du Chiapas car il roulait en direction de San Cristobal : incroyable !!! Il était très heureux de nous revoir, nous nous sommes arrêtés et avons jasé avec lui un bout de temps et les enfants indiens nous entouraient tout curieux de nous voir s’embrasser et se parler. Quand Jean-Philippe a repris la route nous lui avons tous dit : bye Jean-Philippe et les petits indiens répétaient bye Jean-Philippe en lui envoyant la main.
Sur la route nous pouvions apercevoir des indiens qui coupaient de gros fruits qui poussaient dans des palmiers. Nous nous sommes arrêtés pour demander ce qu’ils en faisaient et un indien nous a aimablement dit que c’était pour faire de l’huile de palme.
C’est ainsi que se termine notre beau voyage à San Cristobal. Dans le prochain message, nous vous emmèenerons à Palenque, un des plus beaux sites archéologiques du Yucatan.
Diane et Léopold

jeudi 5 mars 2009

Message 8

Hola

Nous envoyons ce message au jour 52 de notre voyage au Mexique. Nous sommes arrêtés au bord du golfe du Mexique dans l’état de Veracruz où nous sommes arrivés samedi. Nous en sommes à la toute dernière étape de notre voyage au Mexique puisque demain nous partons en direction de la frontière Mexique-États-Unis que nous devrions traverser lundi ou mardi. Dans ce message, nous parlons de nos séjours à Mérida dans l’état de Yucatan (ne pas confondre avec la péninsule du Yucatan qui comprend l’état de Yucatan et l’état de Quintana Roo, où se trouvent Cancun et Playa del Carmen) et à Campeche dans l’état de Campeche.

Nous sommes arrivés à Mérida le 15 février et y sommes restés 3 jours au Rainbow RV Park. Il faisait très très chaud, dans les 36-38°C durant le jour et la nuit 25-26°, heureusement qu’on avait l’air climatisé. Cependant au Mexique il arrive souvent qu’on ne puisse faire fonctionner l’air climatisé en même temps que le chauffe-eau, ou le séchoir à cheveux, etc. Alors on doit choisir…

Mérida, c’est la capitale de l’état du Yucatan. Les conquistadores espagnols y sont arrivés en 1542, c’était alors une ville maya importante et comme l’architecture ressemblait beaucoup à celle de la ville de Mérida en Espagne, ils l’ont appelée Mérida. Comme c’est une ville très achalandée, nous avons pris l’autobus pour nous rendre au centre historique. Les autobus mexicains ont ceci de très particulier que les destinations où ils se rendent sont peintes directement sur le pare-brise comme on peut le voir sur la photo, c’est pratique pour les étrangers… mais cela ne nous dit pas où descendre, alors il faut demander au chauffeur…


À Mérida les rues ont pour nom des numéros : les rues nord-sud sont paires et les rues est-ouest impaires et une fois qu’on a compris cela, on peut s’y repérer ! Au centre de la ville autour du zocalo on trouve de nombreux palais, cathédrales et églises.

On a pris un tour de ville en tranvía turística, un tour qui durait 2 heures, ce qui nous a donné la chance de voir les nombreux monuments et parcs de la ville. Le monument sur la photo raconte toute l’histoire de la ville de Mérida à partir des premiers occupants les Mayas, suivis par les Espagnols de la Conquête, les criollos (les espagnols nés au Mexique) qui se sont battus pour l’indépendance mexicaine, bref on peut voir les différentes étapes du développement de la ville, c’est un immense monument très intéressant.
Sur les murs de plusieurs maisons au coin des rues dans la vieille ville, on pouvait voir des images d’objets avec en dessous le mot qui les identifiaient. Notre guide Angel nous a appris que comme les indigènes ne savaient pas lire, les Espagnols avaient identifié les rues par ces images pour leur apprendre à lire, un peu comme on le fait aux enfants de première année.

Comme dans toutes les villes mexicaines, les topes(dos d’âne) remplacent les stop et les vendeurs astucieux s’y installent pour vendre un peu de tout, même des jouets chevaux pour les enfants !
Lise et moi avons été très contentes de visiter le Museo regional de Antropología (Jacques et Léopold, un peu moins mais au moins il y faisait frais…). Le musée se trouve dans un très beau palais du début du XXème siècle de style français. Les riches Méridiens de cette époque se payaient des voyages en Europe, surtout en France et en Italie, ce qui fait qu’il y a beaucoup d’édifices de ces styles dans la partie cossue de Mérida. Donc le musée contient une belle collection de sculptures et de peintures mayas, de masques et d’objets en jade. Dans mon cours sur la Méso-Amérique, j’avais appris que les nobles mayas, pour se différencier, déformaient le crâne des nouveau-nés et dans ce musée il y a un tableau qui explique cette curieuse pratique, j’espère que la photo rendra bien cette curiosité.
On peut aussi voir à l’étage supérieur les différentes tâches journalières, entre autres, celle d’un fabricant de poterie. (attention aux trucages de photo)
Non loin de Mérida, se trouve le site archéologique Dzibilchaltún. C’est le site d’une ville très ancienne, les premières constructions datent de 500 avant J.C. C’est tout de même une petite cité qui comptait 4000 habitants et qui s’est développée avec le commerce du sel et des produits de la pêche vu sa proximité de la mer. Il faisait extrêmement chaud durant notre visite, notre guide était très intéressant. Nous avons rencontré une classe d’étudiants du secondaire. Quand ils nous ont vus, ils nous ont appelés gringos et on en a profité pour leur expliquer que nous n’étions pas des Américains et leur faire une leçon d’histoire sur le Québec où l’on vit en français. On a discuté un moment avec eux, ils nous posaient plein de questions. Ils voulaient tous être sur la photo et ils ont pris des photos de nous (plusieurs avaient des cellulaires)!
Sur la grande place centrale, on peut voir une grande arche qui est en fait une chapelle dédiée à la Vierge que les missionnaires avaient érigé à l’endroit où les Mayas vénéraient une déesse féminine.

La visite s’est terminée à la cenote sacrée, le puits qui servait aux Mayas et où on a pu se rafraîchir un peu car aujourd’hui les mayas s’y baignent, mais la crème solaire y est interdite!
Plus au nord de Mérida, il y a le port de Progreso que le guide Le Routard (c’est notre guide de voyage) identifie comme un gros village endormi. Le cyclone Isidore en septembre 2002 y aurait fait de nombreux dégâts que nous n’avons pas remarqués. C’est un port de mer qui reçoit des porte-conteneurs et comme l’eau n’est pas profonde sur une très grande distance, le quai mesure 6 km, si ma mémoire est bonne.
La ville de Campeche, elle, est à 3 heures seulement de Mérida. Nous avons pu profiter de la plage et du coucher de soleil du Club Nautico où nous étions arrêtés. C’est un RV trailer aux normes américaines, c’est rare au Mexique ! Malgré le confort du site (douches avec eau chaude à profusion, belles grandes dalles de béton, électricité sans problème) et les installations sur la plage, nous avons trouvé cette place assez ennuyante.
Campeche, c’est une jolie ville au centre historique fraîchement rénové et même encore en rénovation. On y trouve de jolies maisons coloniales au balcon en fer forgé et aux corniches en stuc.
Campeche a été fondée en 1540 et était le seul port du Yucatan d’où partaient les navires chargé d’or, d’argent et de bois précieux. Comme les pirates et les corsaires étaient attirés par ces riches cargaisons, le roi espagnol de l’époque y avait fait dresser des remparts et c’est la seule ville fortifiée du Mexique même s’il ne reste aujourd’hui qu’une partie de la muraille. La ville est inscrite au Patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco depuis 1999. Nous en avons fait la visite en tranvía turística qui partait du zocalo que nous pouvons voir sur la photo panorama
Nous avons vu plusieurs églises et monuments, entre autres sur le malecón au bord de la mer un monument représentant les missionnaires, les mayas et les conquérants espagnols.
Pendant que nous nous promenions dans le zocalo en attente du prochain tour, deux étudiants m’ont gentiment demandé si je voulais répondre à un sondage sur les visiteurs de la ville. En prime, nous avons pu prendre une photo avec la jeune fille habillée en costume d’époque.
Autour du zocalo, il y a une jolie hacienda maintenant un petit musée que nous avons pu visiter. C’est la Casa seis qui à l’époque était habitée par un riche Espagnol. Le centre est occupé par un immense patio autour duquel se trouvent les portes qui mènent aux différents appartements de la maison : les chambres, le salon, la salle à manger, la cuisine, etc.
Dans le prochain message, nous vous emmènerons à Palenque et à San Cristobal dans le Chiapas.
À la prochaine.

Diane et Léopold